De nos jours, subir une augmentation mammaire est aussi banal que d’avoir des faux ongles. Auparavant, la chirurgie était une intervention contestable. Souvent elle entraînait des défigurations et des complications. Bien que les patientes la subissent, elles attendaient de meilleures alternatives.

L’histoire commence en 1890, lorsque le docteur autrichien Robert Gersuny a eu l’idée d’injecter de la paraffine dans les poitrines des patientes. Les résultats semblaient satisfaisants pour un certain moment. Mais au fil du temps, il y a eu des complications et les taux d’infection étaient alarmants. En 1920, La chirurgie avait été totalement abandonnée. Par la suite, des chirurgiens ont expérimenté la transplantation des tissus adipeux de l’abdomen et des fesses aux seins. Pendant ces temps, c’était un exploit. Mais la graisse a été souvent réabsorbée par le corps, laissant Les patientes avec des seins asymétriques et des cicatrices disgracieuses.

Les échecs

Les échecs douloureux effrayaient les patientes. Cependant, des icônes comme Marilyn Monroe, Ava Gardner et Lana Turner ont contribué à solidifier l’image de la poitrine volumineuse. Dans les années 1940 et 1950, de nombreuses femmes commençaient à suivre cette tendance. Elles n’ont pas résisté à l’utilisation de soutiens gorge rembourrés pour mettre en valeur leurs poitrines et y ajouter du volume.

Les chirurgiens ont ainsi récupéré leurs patientes qui sont tentées par se refaire les seins. Pendant, les années 1950, les femmes ont commencé à avoir des différents types d’éponges synthétiques et polyvinyle implantés. Hors, ces dernières ont commencé à se rétrécir et durcir quelques mois après la chirurgie laissant de nouveau un terrain favorable aux   infections et au cancer. Finalement les plasties d’augmentation mammaires étaient condamnées à l’échec. 

 

 

Nouveaux essais

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, les prostituées japonaises se sont injectées ont injectées de la silicone dans leurs poitrines pour mieux attirer les soldats américains. La silicone est devenue un produit précieux. Les danseuses aussi ont utilisé de la silicone mais elles n’ont pas tardé à avoir des complications comme la décoloration, l’infection et la fièvre.

Heureusement depuis 1961, tout a changé. C’est alors qu’une petite société appelée Dow Corning qui a collaboré avec deux chirurgiens esthétiques de Houston pour créer la première prothèse mammaire en silicone, fabriquée à partir d’un sac en caoutchouc rempli de gel de silicone visqueux. La conception de base est restée inchangée pendant 30 ans. Le dispositif ait été légèrement modifié pour des raisons de sécurité en 1982. Dix ans plus tard, il a été annoncé que le polyuréthane dans les implants pourrait se décomposer dans le corps et devenir carcinogène. En 1960, plus les implants salins ont été conçu en France.

Toutefois, il est bon à savoir que la discussion publique du cancer du sein s’est étendue après la Seconde Guerre Mondiale. Parallèlement, les entreprises capitalistes ont surgi répondant aux demandes des patientes atteintes par la pathologie. Les femmes qui avaient subi des mastectomies commençaient à avoir un grand choix de prothèses mammaires. Ce fut un moyen pour cacher les cicatrices de la chirurgie. Par conséquent, la fabrication des prothèses mammaires fut associée à l’industrie de beauté. Désormais, l’utilisation des implants mammaires fait partie du processus de récupération après une plastie des seins.

Save