« La beauté intérieure est ce qui compte », « l’essentiel c’est la beauté intérieure »… Des phrases comme celles-ci, on les entend chaque jour. Certains plus que d’autres sont des habitués de ces expressions visant sans doute à les consoler. La formule sur « la beauté intérieure » se fondant pas sur le sentiment que cette lumière existe et qu’-au-delà  des apparences, il faut aller à sa quête. Comment trouver sa beauté intérieure ?

Où se cache le beau ?

Ce que l’on retient de Platon, c’est l’affirmation de l’existence d’un monde qui se situe au-delà de ce qui apparaît, de ce qui est visible… l’existence d’un monde intelligible qui se distingue fondamentalement de ce monde physique dans lequel nous vivons. Ce monde, celui d’ici-bas n’est qu’illusion, copie…tandis que le monde de l’au-delà est celui qui incarne autant la Vérité que le Beau. On peut en dire autant de l’Homme. Même si certains pour avoir leur « corps de rêve » vont voir un chirurgien esthétique en Tunisie.

La trahison du corps

Dans Le Phédon en effet, Platon nous montre que le corps est objet de désir et de passions et que par conséquent, il est parfois et, le plus souvent la cause de nos malheurs. On peut sans doute lui reprocher son idéalisme, sans reconnaître que des cœurs se sont brisés, des foyers emportés par la tempête d’une beauté passagère, éphémère… que derrière la beauté des « dieux » se cachaient des esprits malsains. Peut-on aussi ignorer que derrière des physiques à la « bête » ou à la « quasimodo », se cachent de belles âmes, tendres, douces et attentionnées que personne pourtant n’approche à cause de l’apparence ?

Cultiver les bonnes habitudes

Il ne s’agit pas comme certains philosophes de procéder au renouvellement du dualisme corps et âme ou d’en accorder la primauté à l’un ou l’autre. Mais il faut reconnaître simplement que le seul physique de l’Homme ne suffit pas à en faire un être parfait. D’ailleurs, il est difficile de reconnaître une bonne ou une mauvaise personne en le jugeant simplement sur son apparence. Quoi que l’on reconnaisse le moine par son habit !

La véritable jeunesse éternelle

Il peut sembler abusif de faire croire à quelqu’un qui profite de toute sa jeunesse, que la vraie beauté est celle qui ne se remarque pas par un coup d’œil gourmand posé sur sa belle poitrine, mais celle qui s’observe par un regard insistant et puissant qui traverse les barrières de son corps. Et pourtant, quand la vieillesse frappe à la porte, tout ce qu’elle nous laisse c’est ce charme, cette jeunesse, cette lumière éternelle qui est celle de notre âme.